Qui sommes nous ?  

 

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L'Union Touristique des Amis de la Nature est née voilà plus de 100 ans : la petite histoire parle d'un instituteur autrichien, Georg Schmiedl, qui aurait créé un premier groupe touristique en 1895. Son but était de proposer des loisirs riches sur le plan physique et culturel, et modestes sur le plan financier.
Présent actuellement dans 29 pays et riche de 600 000 membres, le mouvement est devenu une Organisation Non Gouvernementale incontournable.

L’Association est indépendante de tout groupement politique ou confessionnel quel qu’il soit.

Peut-être vous demandez vous la signification du sigle de cette association ? Il date du début de l'association, soit 1895 : ce sont des mains jointes surplombées de trois roses des Alpes (rhododendron). L'union des deux mains jointes symbolisa la solidarité du mouvement ouvrier : "Main dans la main, à travers monts et vallées".

En France, forte de 10 000 adhérents, sur 110 associations locales, dont 65 gèrent bénévolement des hébergements. Chaque section est une association autonome. En adhérant à l'une d'elles, vous pouvez participer aux activités de toutes. Cliquez ici pour voir une carte des chalets/campings en France , et ici pour des documents avec les autres chalets (Suisse)

 

Dans le monde, 600 000 adhérents, sur 23 fédérations nationales, avec un total de 1000 maisons d'hébergement.

L’objectif premier de nos activités est d’œuvrer pour un développement durable de notre société. Nous nous attachons en particulier à:

  * préserver, entretenir, interpréter et faire découvrir le patrimoine naturel et culturel

  * mettre en valeur la nature et la culture comme fondements d’un développement mondial social et équitable de la société

  * mettre en oeuvre le droit de tous à un environnement et un milieu de vie sain

  * favoriser des échanges empreints de respect entre hommes et femmes de différents pays et régions, sans distinction de sexe, d’origine ou de couleur

  * concilier, dans les régions touristiques, les intérêts des visiteurs et des résidents

  * promouvoir la mobilité durable

  * pratiquer des activités touristiques dans la nature, respectueuses de l’environnement

 

Site de la fédération française des amis de la nature               

Site du comité régional des amis de la nature  (Bourgogne/Franche-Comté)

Site de l'IAN (Fédération Internationale des Amis de la Nature)

 

Site de  l'IJAN (Fédération internationale des Jeunes amis de la nature) (En anglais)


SECTION DE BELFORT
HISTORIQUE

L’origine en est 1936 : le front populaire, les congés payés, les 40 heures de travail par semaine, donc plus de temps libre pour tous.

 Se crée alors à Belfort l’association « LOISIRS et CULTURES POPULAIRES ». La première assemblée générale fut convoquée le samedi après-midi 14 juin 1937, à la Maison du Peuple. Elle comprenait une quarantaine de personnes, dont notre Président fondateur Fernand DIDIER, à l’époque Secrétaire Général (il n’y avait pas de président). Les statuts déposés en préfecture le 28 juin 1937 sont publiés au J.O.

Cette première association comportait quatre groupes :

- groupe artistique : musique

- groupe culturel : on peut y étudier l’espéranto grâce à Henri HORY (Mort en déportation). Le responsable en était Pierre CUENAT. Un groupe d’instituteurs participera activement à ce groupe.

- groupe sportif : essentiellement une équipe de football.

- groupe tourisme : il organise quelques voyages, dont une visite à Paris de l’Exposition Universelle de 1937, des sorties pédestres ou cyclistes. Fernand DIDIER essaya de créer une caisse afin que tous fassent des économies pour partir en vacances, mais sans grand résultat.

 En 1938, Fernand DIDIER apprit l’existence des  « AMIS DE LA NATURE » dont l’idéal lui plut et le groupe tourisme s’y affilia fin 1938. Les membres fondateurs étaient très peu nombreux : Fernand DIDIER et son épouse Maria, son frère René DIDIER, Eugène STOLTZ et quelques autres. Ils eurent des contacts avec les Auberges de Jeunesse (qui avaient le même idéal) et en particulier celle située au pied du Ballon d’Alsace, face à l’ancienne école de Malvaux. Ils ont aidé également à la remise en état d’une baraque située à la Goutte des Forges, derrière l’hôtel Tourtet. En 1939, des sorties sont organisées avec une autre section, celle d’Audincourt. 1939 ! avec la mobilisation et la guerre, la section cesse de fonctionner, mais en 1942, Joseph GUERRE, vice-président, demande l’autorisation de fonctionner, autorisation qui lui fut refusée par l’administration de Vichy… ce qui évita de refaire une déclaration de société à la fin des hostilités, contrairement à nombre d’autres associations.

 En 1945, c’en était fini de « Loisirs et Cultures Populaires ». Très nombreux furent ceux qui ne revinrent pas des camps de concentration. Joseph GUERRE, premier vice-président des AN de Belfort, arrêté le 13 avril 1942, déporté à Buchenwald, Belsen, Mauthausen et Saxenhausen, fut libéré des camps le 14 avril 1945. Il est décédé, à 35 ans, le 6 juillet suivant des suites de ses souffrances. Son nom a été donné alors à la section AN de Belfort, mais supprimé par la suite, bien d’autres ayant mérité le même honneur. Malgré tous ces événements, Fernand DIDIER continua à porter la section belfortaine des Amis de la Nature à bout de bras. Il cherchait un local pour abriter les AN à proximité du Ballon d’Alsace. Ayant appris qu’une baraque ayant servi aux douaniers allemands pendant la guerre (à proximité de l’emplacement actuel du poste de secours au col de la Gentiane) était inoccupée il obtient du propriétaire l’autorisation de l’utiliser. Aussitôt  (1946) sont organisés des travaux pour la rendre habitable. Ce na pas été une mince affaire  que d’aménager ce petit refuge, sans argent, mais avec un cœur et une volonté gros « comme çà ». La section AN de Mulhouse a participé par sa présence et l’apport de matériel.

Les difficultés étaient grandes. Peu d’automobiles à l’époque. Nos « anciens » montaient depuis Belfort à vélo ou en bus jusqu’à Lepuix-Gy puis à pied, souvent de nuit ou dans la neige après s’être réchauffés à l’Auberge de la Jeunesse de Malvaux. Au refuge, baptisé BERG FREI, du nom de notre salut international, il n’y avait pas d’eau et il fallait aller la puiser aux sources environnantes, à quelques centaines de mètres. Pourtant, petit à petit, il fut connu et même signalé dans le ‘guide des refuges’ des Amis de la Nature. C’est ainsi qu’en 1949 est arrivée en car, avec ses valises, toute une famille hollandaise. Surprise ! Ils ouvrirent de grands yeux devant l’apparence modeste de l’installation … mais ils revinrent par la suite. L’endroit était attachant.

Nos ‘anciens’ étaient bien dans ce petit refuge et l’ont regretté longtemps, mais en raison de la fréquentation en hausse, du manque de place et de son état, il était décidé en avril 1947 de construire un vrai refuge, en dur. Le premier ‘coup de pioche’ a été donné en 1948 sur un terrain loué à l’O.N.F. et la première pierre posée le 5 juin 1949, pour le 10ème anniversaire de l’affiliation aux Amis de la Nature, en présence du Secrétaire Général de la préfecture, Yves AUBERT et du sénateur Marcel BOULANGER. Une grande fête était organisée les 24 et 25 juillet 1954 pour la pose de la toiture. Le sapin traditionnel, enrubanné,   fut hissé sur le toit de tuiles rouges. L’inauguration eut lieu en présence du maire de Belfort, Hubert METZGER. La chorale des AN de Genève était présente, au milieu de beaucoup de monde.

 Le chalet ne fut habitable qu’en 1955, mais véritablement terminé qu’en 1961. De 1948 à 1961, que de travail, d’heures passées sur le chantier… Ce fut long, mais l’opiniâtreté est venue à bout de toutes les difficultés. A l’époque, il n’y avait pas l’eau courante (l’été les sources et l’hiver la neige fondue étaient la solution), pas d’électricité (on s’éclairait à la lampe à pétrole). Un jour, on fit venir un sourcier qui « trouva » une source. On creusa jusqu’à 6 mètres de profondeur … sans résultat. Fernand DIDIER, au fond du trou a failli y rester, assommé par un seau qui avait dérapé sur la poulie. Nombreux sont ceux qui ont travaillé à l’édification de notre refuge, mais quelques noms doivent rester dans notre mémoire : Fernand DIDIER sans qui rien n’aurait pu se faire, Michel DUPAQUIER, René JAEGLE, Marius KEMPF, Roland VIARD, Louis BOUJON et tant d’autres, et ce malgré les frictions, les ‘discussions’ qui ont pu naître au fur et à mesure des années. Puis il y a eu les travaux d’agrandissement, d’amélioration, de modernisation, l’arrivée de l’eau et de l’électricité début des années 70, réfection du toit, des sanitaires, installation du chauffage central, etc.… pour en arriver à ce que nous connaissons aujourd’hui.

 

Pour les 80 ans de ‘Fernand’, son nom a été donné à la petite salle à côté de la cuisine.

Des générations ont passé au « Quand Même » d’excellents moments, mais si aujourd’hui, alors que nous fêtons les 70 ans de la section, cette dernière continue d’exister et le chalet de fonctionner, c’est grâce à une poignée de ces militants qui n’ont cessé d’œuvrer pour la section, sacrifiant beaucoup de leur temps et ne ménageant pas leur peine.

 Cette histoire est un message et aussi un fil conducteur pour les générations suivantes.


Dernière mise à jour le 07/11/2015 • Plan du site • Mentions légales •
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